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Histoire Sciences Humaines

Et les cigales chantent encore

Son parcours ne cessera de m’espanter.
La voix d’un pitchoun qui ébranle des foules. Les cigales qui font trembler les puissants.
Mais toujours, le déséquilibre des forces veille et maintient l’ordre établi

Marcelin Albert porté en triomphe à Montpellier, le 9 juin 1907, lors de la manifestation ayant rassemblé plus de 500.000 personnes

On l’appelait “la Cigale”. Il s’appelait Marcelin. Il croyait que la voix d’un homme simple pouvait soulever les foules.
En 1907, ce vigneron d’Argeliers (11) mène un soulèvement pacifique pour dénoncer la misère et la fraude.
Porté en triomphe, puis abandonné, il finit par s’exiler… en Algérie.

Il y retourne bien plus tard, brisé, déchu par les siens.
Puis il revient mourir à Argeliers, dans l’oubli et la pauvreté.

Mais son parcours, lui, ne cesse de m’espanter.
Parce qu’il dit quelque chose de la fidélité à ce qui est juste,
de l’épreuve de l’exil,
et de ces liens invisibles entre les terres, les luttes et les âmes.

Il y a des figures oubliées, enfouies dans nos livres, mais si proches de nos cœurs — et de nos luttes.
Marcelin Albert en fait partie.
C’est pourquoi je republie ici ce texte, initialement écrit sur LinkedIn.
Et je vous invite, si le cœur vous en dit, à m’y suivre.

https://www.linkedin.com/posts/perrinedhenin_on-lappelait-lo-cigal-la-cigale-vigneron-activity-7353472811786465281-55J9?utm_source=social_share_send&utm_medium=android_app&rcm=ACoAABOMJdgBCohGb7j5g5-WKIunTDleBhuF7NY&utm_campaign=share_via

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