
On l’appelait “la Cigale”. Il s’appelait Marcelin. Il croyait que la voix d’un homme simple pouvait soulever les foules.
En 1907, ce vigneron d’Argeliers (11) mène un soulèvement pacifique pour dénoncer la misère et la fraude.
Porté en triomphe, puis abandonné, il finit par s’exiler… en Algérie.
Il y retourne bien plus tard, brisé, déchu par les siens.
Puis il revient mourir à Argeliers, dans l’oubli et la pauvreté.
Mais son parcours, lui, ne cesse de m’espanter.
Parce qu’il dit quelque chose de la fidélité à ce qui est juste,
de l’épreuve de l’exil,
et de ces liens invisibles entre les terres, les luttes et les âmes.
Il y a des figures oubliées, enfouies dans nos livres, mais si proches de nos cœurs — et de nos luttes.
Marcelin Albert en fait partie.
C’est pourquoi je republie ici ce texte, initialement écrit sur LinkedIn.
Et je vous invite, si le cœur vous en dit, à m’y suivre.
